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Lutte contre la xénophobie3 sept 2010 Appel du 4 septembreLa dérive sécuritaire et xénophobe de l’Etat français est indissociable de ses tentatives répétées d’affaiblir les contre-pouvoirs associatifscommuniqué du collectif "associations citoyennes"
Solidaires de l’appel "Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité", le Collectif Associations Citoyennes se mobilise contre la circulaire du 18 janvier relative au financement des associations. Il veut souligner à l’occasion de la journée de mobilisation du 4 septembre à quel point les dérives sécuritaires et xénophobes de l’Etat sont intimement liées à l’entreprise de déstabilisation et d’affaiblissement généralisé du secteur associatif menée depuis plusieurs années par le gouvernement français. Eléments essentiels de la vitalité démocratique française, creuset d’actions désintéressées de millions de citoyens, les associations semblent former un contre-pouvoir gênant pour une politique de plus en plus autoritaire. Les citoyens, en s’investissant dans des activités à forte valeur ajoutée démocratique (l’éducation, la solidarité, lutte contre tous les exclusions et pour les droits humains, la défense de l’environnement, etc.) contribuent à construire une société plus humaine mais entrent de ce fait en opposition avec la politique de destruction systématique du lien social initiée par le Président SARKOZY. Après la publication le 18 janvier dernier d’une circulaire ministérielle ayant vocation à « organiser les relations financière entre les Pouvoirs publics et le secteur associatif », 42 réseaux nationaux et associations citoyennes, réunis en un collectif indépendant, se sont insurgés contre la philosophie et les conséquences d’un texte assimilant sans nuance les associations à des acteurs commerciaux Ce texte affirme en effet que « la grande majorité des activités exercées par des associations peut être considérée comme des activités économiques ». Pour préserver le principe d’une concurrence libre et non faussée au sein de l’Union européenne, il encadre de façon extrêmement sévère les règles de subventionnement des associations. La circulaire du 18 janvier relative aux relations entre les associations et les pouvoirs publics n’est qu’un des nombreux instruments choisis par l’Etat pour arriver à ses fins. La tentative de mise au pas de la CIMADE, la mise en concurrence généralisée des associations avec la multiplication des appels d’offres, la mise en place de critères d’évaluation totalement inadaptés de l’action associative par la Réforme Générale des Politiques Publiques et bien entendu la réduction drastique du financement de l’action associative, sont d’autres exemples de cette volonté d’affaiblissement des initiatives citoyennes. Les associations signataires, rejointes par de nombreuses personnalités (cf. comité de parrainage) et par plus de 3200 citoyens, appellent désormais toutes les associations culturelles, socioculturelles, d’éducation populaire, de jeunesse, humanitaires ou sportives à se mobiliser sur ce qui fait le cœur du débat, bien au-delà des questions soulevées par la circulaire. Il s’agit rien moins que de sauvegarder la pérennité des actions citoyennes désintéressées, qui font respecter les Droits de l’Homme et la liberté effective de tous, qui promeuvent des logiques de coopération et de mutualisation, qui considèrent l’économie comme un moyen au service de la société et non l’inverse, qui conçoivent la solidarité non comme une assistance, mais comme une réciprocité, qui répondent aux besoins des hommes et des femmes et construisent avec eux les conditions pour que chacun développe et puisse épanouir ses potentialités. www.associations-citoyennes.net/index.php?petition=2 |
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